A la recherche du corps perdu de saint Hubert

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A la recherche du corps perdu de saint Hubert
Xavier Lenel

EAN: 9782874890581 Disponibilité : En Stock
25,00€
15,00€
H.T : 14,15€

Un livre - Enquête Dans la basilique de Saint-Hubert, le monumental tombeau de l'apôtre de l'Ardenne attend toujours la dépouille de son auguste destinataire... Qu'est-il advenu du corps de saint Hubert ? A-t-il survécu aux heurs et malheurs de la vénérable abbaye ? Ce livre, complété par un DVD, fait le point sur ce mystère, entraînant le lecteur dans une quête passionnante à travers l'Ardenne. Pour chaque piste envisagée, l'ouvrage fourmille de précisions historiques, de détails concrets. Rien ne restera dans l'ombre ! Remarquablement illustrées, ces pages stimulent l'imagination et vous font vivre ces recherches dans une atmosphère hors du commun.

 

Dans la basilique de Saint-Hubert, le monumental tombeau du saint patron de l’Ardenne attend toujours la dépouille de son auguste destinataire. Qu’est-il advenu du corps de saint hubert ? A-t-il survécu aux heurs et malheurs de la vénérable abbaye ? A-t-il été caché ? Autant de questions auxquelles Jean-Luc Duvivier de Fortemps tente de trouver des réponses. Dans un livre qui vient de paraître aux éditions Weyrich, l’écrivain de la forêt fait le point sur ce mystère. Nous l’avons rencontré pour vous. Jean-Luc Duvivier de Fortemps raconte les motivations qui l’on poussé à mener cette enquête étonnante.

Jean-Luc Duvivier de Fortemps, vous publiez chez Weyrich avec vos amis, devenus maintenant complices, Xavier Lenel, Jean-Pierre Pirson et Benjamin Stassen, un ouvrage inattendu. Il s’agit d’une enquête à la recherche du corps perdu de saint Hubert. Au départ de ce travail, votre idée était-elle sérieuse ?

Au départ, cet ouvrage n’était pas prévu dans mon plan de travail pour les mois à venir, puis l’idée a fait son chemin et finalement je me suis plongé dans cette (en)quête avec rigueur et passion. En fait, je me suis pris au jeu, car ce livre tient autant de l’enquête policière – un corps a disparu – que de la chronique historique. De plus, c’est également – si on se reporte aux plans annotés de la basilique de Saint-Hubert et de sa crypte – un guide du visiteur.

A ce jour, on ignore ce qu’est devenu le corps de saint Hubert, transféré en 825 dans le plus grand sanctuaire chrétien de l’Ardenne. Pour quelles raisons ces prestigieuses reliques ont-elles disparu ?

J’emploie le terme « disparu » parce qu’on ne sait si le corps du nemrod Hubert a été détruit ou caché. Dans un cas comme dans l’autre, il a donc disparu. L’abbaye de Saint-Hubert, fondée autour de 700 par le maire du palais d’Austrasie, Pépin le Bref, et sa femme Plectrude, a connu au fil des siècles de nombreuses vicissitudes : invasions des Normands et des Hongrois, guerres de religion, révolution française… toutes avec leurs lots de pillages et de destructions, et ceci sans compter plusieurs incendies accidentels qui ruinèrent et l’abbaye et la bourgade. Bref, de nombreuses raisons qui auraient pu – je mets le conditionnel – provoquer la destruction des précieuses reliques du patron de l’Ardenne et des chasseurs. Mais – parce qu’il y a un mais – d’aucuns pensent que le corps du saint a pu traverser ces siècles de malheurs grâce à différentes cachettes.

Si ces reliques ont été soigneusement dissimulées, c’est qu’elles étaient précieuses. Quelles valeurs avaient-elles aux yeux des acteurs de l’époque ?

Saint Hubert était le patron de l’abbaye. Depuis le Moyen Age, ses restes étaient l’objet d’une grande vénération et donc une source de revenus non négligeables pour les moines. En tant que saint thaumaturge, Hubert était invoqué contre les affres de la rage, maladie particulièrement répandue autrefois dans les campagnes et les forêts. Le renom du saint à travers toute la chrétienté tient aussi à sa légende – sa conversion miraculeuse face à un cerf crucifère – qui n’a pas fini de fasciner les plus incrédules d’entre nous.

Pouvez-vous nous dire à quoi ressemble ce que vous cherchez ? En avez-vous une idée ?

Durant le Moyen Age, le corps de saint Hubert a d’abord reposé dans un sarcophage, de pierre sans doute, puis dans une châsse. Au XIIe siècle, les restes du saint furent déposés dans une nouvelle châsse, celle-ci d’argent et ornée de pierres précieuses. Après le sac des huguenots en 1568, on vendit la châsse pour pourvoir aux frais de restauration de l’église abbatiale. On transféra alors les reliques – crâne et ossements – dans un coffre de plomb qui fut soigneusement caché. Si les restes d’Hubert existent encore, c’est dans cet état qu’ils doivent se trouver.

Pour mener une enquête comme celle-ci, sur quels éléments peut-on s’appuyer ?

Bien évidemment sur des textes, la plupart fort anciens, mais aussi des traditions et des témoignages plus récents. Il existe une importante littérature concernant l’abbaye de Saint-Hubert. L’une des sources principales concernant son histoire est le « Cantatorium », une chronique des premiers siècles du monastère. Ce texte, traduit du latin, a connu au moins deux éditions qui figurent dans la plupart des grandes bibliothèques.

Votre enquête vous mène bien plus loin que le site de l’ancienne abbaye. Vous avez exploré les pistes de Montjoie (Allemagne), et de Reinhardstein (Hautes-Fagnes). Qu’est-ce qui justifie d’aller aussi loin de Saint-Hubert ?

Essentiellement des traditions, voire de simples légendes, qui donnent tel ou tel autre site comme dépositaire des précieuses reliques de notre saint. Je me suis donc mis en quête de ces lieux, certains – il est vrai – très éloignés de l’ancienne abbaye. J’ai ainsi visité la romantique Montjoie, où est décédé le dernier abbé de Saint-Hubert en 1794, l’étonnant « burg » de Reinhardstein, tout proche et dans lequel le prélat aurait fait étape avant de gagner la petite villette prussienne, ensuite, en me rapprochant de Saint-Hubert, j’ai vu le sobre château de Bure, la chapelle cynégétique de la Converserie et l’étrange étang de Bilaude, tous trois anciennes propriétés de l’abbaye. Au terme de ces pérégrinations, je suis revenu à mon point de départ, convaincu que le corps du grand saint était toujours enfoui quelque part dans la vénérable basilique.

L’enquête finit par vous ramener à la basilique de Saint-Hubert… Pensez-vous que ce soit ici que le patron des chasseurs repose paisiblement ?

J’en suis persuadé. L’abbatiale de Saint-Hubert a été l’objet, depuis son origine, de plusieurs reconstructions qui ont recouvert les sanctuaires antérieurs. De plus, l’édifice est vaste et propice à receler une cachette qui, somme toute, ne devrait pas être très grande. Ce qui, entre autre, me fait penser que les reliques de notre saint existent encore, c’est qu’après le sac des huguenots, en 1568, les moines, pour parer aux frais de restauration de l’abbatiale, ont vendu la châsse d’argent contenant les restes du saint. Si les huguenots ont effectivement détruit le corps de saint Hubert, pourquoi alors ne se sont-ils pas emparé de la précieuse châsse ? A mon avis, durant le sac, cette châsse avait été soigneusement dissimulée. Après la vente, les reliques, cette fois entreposées dans un coffre de plomb, ont été de nouveau cachées, si bien d’ailleurs qu’on les cherche encore.

Vous avez réalisé un livre, mais aussi un film de quarante minutes qui présente la synthèse de vos recherches. Je présume que cela représente avant tout la réunion de compétences diverses et la collaboration de professionnels.

L’idée de ce film revient à mon éditeur, Olivier Weyrich. En 2007, j’avais publié chez lui un livre consacré au brame, lequel se trouvait accompagné d’un DVD réalisé par un jeune caméraman de TVlux, Xavier Lenel. Il était donc normal – vu le succès rencontré par ce film – de faire de nouveau appel à lui. Pour le commentaire, je me suis adressé à Jean-Pierre Pirson, voix bien connue des ondes radio de notre région. Quant au livre, il bénéficie de l’appui et de la complicité de mon ami le photographe Benjamin Stassen, sans lequel cet ouvrage ne serait pas ce qu’il est aussi : un bel objet. La concrétisation d’un tel projet est toujours un travail d’équipe où chacun apporte son expérience et son talent. Je ne le conçois pas autrement.

Outre un livre, Jean-Luc Duvivier de Fortemps et son éditeur ont produit aussi un film d’une durée de quarante minutes. L’ouvrage est donc complété d’un DVD qui, nous sommes certains, passionnera tous les amoureux de l’Ardenne.

Reportage vidéo réalisé par Antoine Masson, Geoffray Lecoyer (TV LUX)

Descriptif
Formats 14 x 235 cm -112 pages avec photographies couleurs - DVD inclus 45 min
Auteur(s)
Auteur Xavier Lenel
Référence
EAN 9782874890581