Résumé
Soixante ans après la bataille des Ardennes, les derniers survivants des événements en province de Luxembourg témoignent, et ils retracent, jour après jour, l'actualité de l'offensive du 16 décembre 1944 au 18 janvier 1945.
Ce documentaire, véritable œuvre collective, rend hommage à l'ensemble de la population et des militaires qui ont vécu un mois en enfer.
Du 16 décembre 2004 au 18 janvier 2005, TV Lux, la télévision de proximité de la Province de Luxembourg, a diffusé un très long documentaire sur la bataille des Ardennes. De nombreux téléspectateurs ont suivi avec un grand intérêt cette production étonnante. La qualité, le sérieux, l'émotion et la rigueur historique qui s'en dégagent ont décidé notre maison d'édition à adapter cette œuvre pour en faire un livre.
Tant la rareté des images que leur richesse méritaient d'être sauvegardées sur le papier, comme les témoignages poignants livrés par celles et ceux qui ont vécu ces jours sombres et difficiles de la seconde guerre mondiale.
Un mois en enfer est une œuvre collective qui doit être diffusée bien au-delà des frontières provinciales luxembourgeoises. Est-il utile de rappeler que l'équipe qui a réalisé cette série d'émissions a été nominée au 42e Prix de la presse Dexia Banque en avril dernier ? Preuve, s'il en est, de la qualité de ce travail de recherche.
Cet ouvrage vous réserve des moments émouvants et instructifs. Un mois en enfer raconte la bataille des Ardennes par ceux qui l'ont vécue au jour le jour, dans le froid, la peur, mais aussi l'espoir de la victoire.
Un livre mémoire qui permet à tous ceux qui n'ont pas connu cette époque, de comprendre que la guerre n'est pas une épopée glorieuse. Chaque témoin nous dit, en filigrane de son récit : « Plus jamais ça. Si la guerre devait être un spectacle il ne serait que celui de la tristesse et de la désolation. Un livre indispensable. (Jean-Pierre Pirson, Rtbf Vivacité)
Au sujet de la Bataille des Ardennes…
Ce qu'on appelle aujourd'hui la Bataille des Ardennes fut en fait la tentative déséspérée des Allemands de renverser le cours pris par la guerre. Elle durera un peu plus d'un mois et affectera de nombreux villages ardennais en province de Luxembourg. Olivier Orianne (TV Lux) nous en propose un résumé historique
Ce qu’en a dit la presse :
Bonne idée de la part des auteurs d’avoir donné la parole aux derniers survivants de la bataille des Ardennes. Dans Un mois en enfer, publié aux éditions Weyrich, civils et militaires témoignent une nouvelle fois de la terreur vécue durant ces semaines passées sous la mitraille et dans le froid. Car, en plus des dangers causés par les combats s’ajoutait en effet les températures polaires et la neige de cet hiver 1944. Terrible.
Comme le souligne ce témoignage d’un soldat : « il faisait tellement froid qu’on pensait qu’on allait mourir plutôt à cause du froid que des Allemands. Il faisait 20 degrés en dessous de zéro et on était soumis à un gros stress. On était complètement gelés. »
« On a vécu un mois dans la terreur, la peur au ventre, par un froid glacial, sans électricité, sans chauffage » raconte un témoin civil de cette offensive allemande qui avait pour but principal de reprendre le port d’Anvers.
Le volume rappelle également la participation à la contre-offensive de troupes britanniques, canadiennes, françaises ou…belges. Quelque 53.000 belges ont ainsi pris part aux combats. Pour l’anecdote, parmi ces jeunes figurait le futur champion automobile Olivier Gendebien.
Une bataille officiellement clôturée le 28 janvier 1945. Date du discours du général Eisenhower : « la bataille des Ardennes est terminée ; la campagne d’Allemagne peut commencer. »
Quant au bilan, il est effroyable. Des forêts ravagées par les tirs d’artillerie, minées. Des villes et villages rasés et des morts. Nombreux. Trop. Les pertes américaines s’élèvent à quelque 77.000 hommes, dont 9.000 tués. Du côté allemand, les auteurs avancent un total de 82.000 hommes dont plus de 12.500 tués. Quant aux civils, ils ont payé un lourd tribut avec 2.500 tués en Belgique et 500 au Grand-Duché. Parmi ces morts figuraient notamment la tante et la cousine de la reine Paola.
Philippe Degouy, L’Echo
Description
148 x 210 mm, 392 pages
585 photographies en noir et blanc.




